L'article qui suit fut imprimée le 7 janvier 2001 dans le Times Colonist, Victoria, B.C., le Calgary Herald et dans d'autres journaux.
Dave Obee journaliste du Times Colonist est l'auteur de cet article. L'article a été traduite par Jean-Guy Simard
Le Recensement: un Tiraillement entre l'Accès et la Confidentialité
par Dave Obee,
journaliste
Times Colonist, Victoria, B.C.
Il est difficile à croire, à l'aube d'un nouvel millénaire, que nous argumentons encore de l'utilisation d'informations que notre gouvernement a recueillies en 1906. Mais c'est vrai. Les anciens fichiers de recensement du Canada sont le lot du tiraillement entre le regretté confidentiel et l'accès libre.
À tous les cinq ans, les Canadiens remplissent des formules fournissant toutes sortes d'informations sur ce qu'il sont. Statistique Canada distille cette information de base dans une variété de rapports, et ensuite enferme à clé les formules dans une voûte quelque part, À mesure que le temps passe, la valeur des ces anciennes formules prennent de la valeur pour les généalogistes, historiens et chercheurs démographiques.. À un niveau personnel, ils représentent un cliché d'une journée, plusieurs années auparavant, et constituent une vue fascinante de ce que nous étions. Ils sont à la base d' inombrables travaux historiques et histoires de famille, et nous permettent d'avoir une vision plus nette de notre passé.
Il n'y a pas d'autres sources d'information comparable.
Les chercheurs utilisent des copies
microfilms d'anciens fichiers de recensement depuis des dizaines d'années. Le
recensement de 1901 fut rendu public en 1993, à la suite d'un règlement
d'une attente de 92 ans qui avait été introduite 10 ans auparavant. Le
prochain recensement qui devait être relâché était celui de 1906, qui fut éffectué
uniquement dans les provinces des Praires. Si l'ancien horaire avait été
suivi, il aurait été relâché en 1998.
Mais il est encore bloqué. Le recensement 1911, qui couvre tout l'ensemble du
Canada, serait relâché en 2003, mais à moins que les choses ne changent, Il
ne sera pas disponible non plus.
Qu'est-il arrivé? Des préoccupations de confidentialité, relevées par le comissaire de la confidentialité du Canada ainsi que les officiels de Statistiques Canada. Ils citent un grand nombre d'assurances apportées au Canadiens depuis 1905, que les informations recueillies au recensements seraient confidentielles. Et, selon certains au gouvernement, une promesse est pour toujours.
Ce n'est pas le cas, selon les chercheurs qui veulent utiliser les documents anciens. Ils lisent ces anciennes assurances de façon un peu différente. Ils disent que nos ancêtres se préoccupaient plutôt que les recenseurs bavardent de leurs affaires avec les voisins, les militaires ou les percepteurs des impôts. Ceci ne veux pas dire que l'information doit être scellée pour l'éternité. Le tiraillement au sujet des anciens relevés a débuté vers la mi-90 alors que les chercheurs qui utilisaient le recensement 1901 ont appris qu'ils ne pourraient voir les autres suivants.
Gordon Watts, de Port Cocquitlam, une des têtes d'affiche de la lutte pour ouvrir les anciens fichiers, et plusieurs autres à travers le Canada, ont ramassé le plus d'informations possible pour étayer leur demande de déverrouiller les fichiers de recensement. Les officiels qui portaient les clefs n'ont pas voulu reculer. En 1999, le gouvernement appointa un Panel d'expert de cinq membres sur l'Accès aux Fichiers de Recensement, qui a produit un rapport complet le mois dernier.
Le rapport recommande, en simples mots, que les coffres-forts s'ouvrent. Le panel recommande que le recensement de 1906 soit relâché immédiatement et les suivants le soient 92 ans après la récolte des informations. Ce rapport pressa le gouvernement à préparer les changements législatifs nécessaires pour s'assurer que le recensement soit rendu public.
Un point important à se rappeler, les informations des anciens recensements ont été rendues publiques pendant de nombreuses années sans qu'il y ait démonstrations dans les rues. Les Canadiens peuvent déjà consulter le matériel de recensement survivant d'avant 1901. Des résultats de Terre-Neuve jusqu'en 1945 furent relâchés au public peu de temps après que la province ait joint la Confédération en 1949. Il n'y a pas eu de problèmes rapportés. Et il est peu probable qu'une personne ait refusé de remplir le questionnaire du recensement moderne parce que les questionnaires historiques sont disponibles dans la bibliothèque publique.
L'an prochain est une année importante pour les chercheurs, avec le relâchement du recensement des Etats-Unis de 1930 (qui a un règlement de 72 ans) et celui de 1901 de l'Angleterre, l'Ecosse et le pays de Galles où la période d'attente est de 100 ans. Les archives dans ces pays n'ont jamais eu de plaintes à propos du relâchement de ce matériel. Ce fut une découverte du panel d'expert.
La réponse du gouvernement au rapport du Panel d'experts fut tout au moins muette. Brian Tobin, le ministre responsable de Statistiques Canada, disait que la question est 'complexe et avec de longues tentacules,' et demande une - attente pour - une future 'consultation à la base' des Canadiens. Cette consultation aura lieu, disait-il, faisant partie d'une revue administrative et législative de la Loi de l'Accès à l'Information et à la Loi de la Confidentialité.
Tobin disait que le gouvernement s'est commis à protéger le droit des Canadiens qui furent assurés de la confidentialité en 1911, et reconnaît le besoin de ceux qui veulent avoir l'accès pour la recherche. Il peut être argumenté cependant que la majorité des personnes qui ont été .énumérées en 1911 ne sont plus parmi nous, donc ne sont plus concernées par la confidentialité.
Tobin n'a même jamais mentionné le recensement de 1906, celui qui qualifierait pour un relâchement immédiat si les anciens règlements étaient suivis. En effet c'est le recensement qui couvrait que des parties des provinces des Prairies. Peut être Tobin devrait faire une petite causette avec Stéphane Dion, le ministre du cabinet qui essaie de comprendre pourquoi l'Ouest se sent à part ces derniers temps.
Il est difficile à s'imaginer que nos grands-parents, ou tout autre parentée qui ont remplis les formules plusieurs années passées, auraient pensé à ce genre de débat que nous vivons aujourd'hui. Et c'est difficile de penser que le débat perdure encore.
Dave Obee est l'éditeur en chef du journal Times Colonist. Il est aussi un auteur en généalogie, un conférencier et un des propriétaire de Interlink Bookshop.
Cet article est apparue dans le Times Colonist le 7 janvier 2001. L'article est aussi apparue dans le Calgary Herald et dans d'autres journaux à travers le Canada.
Réimprimée avec la
courtoisie du Times Colonist
